Colloque : Agir sur son travail – contre la souffrance au travail

charlie-chaplin au travailL’observatoire du stress a convié chercheurs, professionnels et militants

à un séminaire de réflexion  sur le pouvoir d’agir sur son travail, contre la souffrance au travail :

Près de 100 participants se sont retrouvés le Jeudi 28 Novembre 2013, au  CNRS, 59 rue Pouchet à Paris 17 ° , pour débattre des thèmes abordés lors des 4 tables rondes du séminaire,

à savoir  l’individualisation des rapports de travail,  les outils juridiques au service des travailleurs, et  les approches spécifiques des professionnels de santé, du monde syndical et des politiques.

(voir ci dessous le programme détaillé du séminaire).

Nous publierons les actes du séminaire, et prévoyons dès à présent une suite du débat sous forme d’un colloque qui se tiendra au second semestre 2014.

 

Programme détaillé de la journée  (lien) :

  • ACCUEIL 9h30
  • INTRODUCTION par Pierre Gojat, Noelle Burgi et Corinne Delmas
  • TABLE RONDE  1 

    Réintroduire le collectif face à l’individualisation Rapporteur : Pascal Vitte

    • Reconnaissances des maladies professionnelles et accidents du travail et pouvoir d’agir
    • L’Entretien Individuel d’évaluation, sa problématique pour le travailleur, premières réponses élaborées collectivement
    • Les conseils d’atelier par Joseph Vrézil, expert CHSCT
    • Débat
  • TABLE RONDE  2

    Un outillage légal et règlementaire à disposition des travailleurs et de leurs représentants
    Rapporteur : Denis Halot, Docteur en sociologie doctorant en droit

    • État des lieux de la prise en compte juridique du harcèlement moral par Denis Halot
    • Rôle et prérogatives du pouvoir judiciaire permettant d’agir sur son propre travail, contre la souffrance au travail
    • Débat
  • TABLE RONDE  3

    Pratiques professionnelles et militantes

  • Rapporteur : Noëlle Burgi, sociologue et politologue
    • Pratiques commentées de psychologue, psychosociologue, sociologue, ergonome.
    • Débat
  • TABLE RONDE  4

    Souffrance, travail et politique
    Rapporteur : Christine Castejon, philosophe et analyste du travail

    • Regards croisés : comment la souffrance au travail interroge le politique?
    • Débat.
  • Synthèse et suite du séminaire
    • Par Noelle Burgi et Pierre Gojat.

 

 

 

5 commentaires pour “Colloque : Agir sur son travail – contre la souffrance au travail

  1. CS
    30 novembre 2013 at 13 h 19 min

    Bonjour.
    Le colloque a été riche.
    J’ai été content de rencontrer des gens de valeur.

    Ma réflexion sur le travail:

    Je m’interroge sur la centralité qu’ accordent les Français au travaiL
    La souffrance est accentuée parce que souvent j’entend dire « Il n’y a pas que le travail dans la vie ».

    Oui il n’y a pas que le travail dans la vie. J’aimerai que cette phrase se transforme par exemple de la manière suivante:  » Si vous vous ennuyez dans la vie, il y a le travail »

    Il est urgent à mon sens de déplacer le « barycentre du travail ».

    Le travail doit devenir à l’avenir une option , une activité annexe.

    Tant que nous considérerons que sont les ressources « psychosociales » qui nous motivent pour aller au trvail, nous demeurerons dans une relation d’alliénation du travail.

    Je revendique personnellement le droit à la paresse et à un revenu de vie inconditionnel.

    Militons pour la fin du salariat et du patronnat!!!!

  2. CL.S
    3 décembre 2013 at 13 h 14 min

    Je ne partage pas cette manière de nier le rôle central du travail. Car après tout, il assure un revenu et donc des moyens de subsistance et de ce fait sa propre autonomie. Les chômeurs ne bénéficient pas à ce que je sache de cette autonomie.

  3. CS
    9 décembre 2013 at 15 h 37 min

    Comment ne pas être critiques contre les sociologues divers et variés qui expliquent que « ceux qui se suicident au travail, c’est parce qu’ils n’ont pas su transformer ce qui leur arrive en analyse politique. »
    « Ils n’ont pas su faire face. Inch allah! Ils n’avaient qu’après tout, savoir y faire face. Ils n’ont pas su et tant pis pour eux. »
    Le mépris pour tout ce qui est faible ou défaillant est totalement inacceptable et c’est le moins qu’on puisse dire….

  4. JLM
    18 décembre 2013 at 18 h 23 min

    Ce colloque fut très convainquant, avec des auditeurs/contradicteurs passionnés sachant argumenter leurs points de vues, ce qui n’est pas si fréquent. Merci encore aux organisateurs, et à l’idée majeure développée, à savoir qu’au delà de l’observation d’une dégradation des conditions de travail il est désormais nécessaire d’agir en toute connaissance de causes.

    Concernant la centralité du travail (ce qu’on fait), je fais la proposition que si l’absence de travail, ou la détérioration du travail nous préoccupe tant, c’est précisément qu’il se trouve au cœur d’un développement(social et psychique)empêché.

    Les revenus du travail… J’ai l’impression c’est autre chose. Il y a une sorte de partage qui se fait mal et qui fait mal. Les revenus (le salaire) et le travail (ce que l’on fait) ce sont deux choses qui sont très différentes, et à la fois très liées.

    L’aliénation au travail, c’est lorsque l’on perd la main sur ce que l’on fait, et sur ce que l’on est; c’est s’acquitter d’une chose avec laquelle on est en désaccord ; et surtout c’est ne pas s’en rendre vraiment compte (du moins consciemment).Les revenus sont aliénant en eux-mêmes; quelqu’un a utilisé la formule tautologique (je ne sais plus qui): « il faut travailler plus pour gagner plus », et je crois que plus de la moitié des gens étaient d’accord avec ça.

    Le travail, C’est quand même plus compliqué qu’il n’y paraît…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *